Lors d'une rencontre organisée à l'Université Sidi Mohamed Ben Abdellah de Fès, M. Mohamed Sajid, secrétaire général de l'Union Constitutionnelle, a souligné que les recommandations de la commission du Nouveau Modèle de Développement répondent aux aspirations des citoyens. Il a précisé qu'elles diagnostiquent le déficit existant dans plusieurs secteurs tels que la santé, l'éducation et le secteur public nécessitant une mise à niveau, tout en rappelant que ces exigences constituent des convictions défendues par le parti depuis des années. Il a ajouté que le Maroc fait face aujourd'hui à de grands défis, notamment après la pandémie de Covid-19, axant son intervention sobrement sur les entreprises publiques opérant selon une méthodologie inadéquate. Il a ainsi plaidé pour l'équilibre financier de ces établissements, citant l'exemple de l'Office National des Chemins de Fer (ONCF) qui enregistre des déficits vertigineux, s'interrogeant sur les moyens d'y remédier : doit-on recourir au budget de l'État alors que celui-ci devrait prioritairement bénéficier aux secteurs sociaux ? M. Sajid a insisté sur le fait que ces institutions doivent résoudre leurs problèmes sans solliciter les ressources étatiques.
M. Sajid a également souligné que l'ONCF dispose d'un patrimoine immobilier impressionnant estimé à des centaines d'hectares, mais que cet actif reste inexploité et n'apparaît pas dans les comptes de l'Office. Faute de valorisation, il ne peut être utilisé. Il est donc indispensable de repenser la gestion des entreprises publiques en valorisant leur patrimoine foncier ou en sollicitant d'autres modes de financement pour alléger la pression sur le budget de l'État, concluant : « Si nous voulons mobiliser nos ressources, elles doivent être investies dans des questions vitales. »