Sa Majesté le Roi Mohammed VI a appelé à la nécessité de mobiliser toutes les institutions et les acteurs du secteur privé, et de faire preuve d'un esprit de responsabilité, pour promouvoir l'investissement, qui demeure un secteur crucial pour le progrès du pays.
Dans un discours prononcé ce vendredi, à l'occasion de l'ouverture de la première session de la deuxième année législative de la 11ème législature, Sa Majesté le Roi a déclaré : « Et puisque l'investissement est l'affaire de toutes les institutions et du secteur privé, Nous soulignons la nécessité pour tous de se mobiliser et de faire preuve d'un esprit de responsabilité, afin de promouvoir ce secteur décisif pour le progrès du pays ».
Le Souverain a souligné, à cet égard, que l'objectif stratégique est que le secteur privé prenne la place qu'il mérite dans le domaine de l'investissement, en tant que véritable moteur de l'économie nationale.
Sa Majesté le Roi a insisté sur le fait que les entreprises marocaines, ainsi que leurs organisations nationales, régionales et sectorielles, sont appelées à constituer un levier pour l'investissement et l'entrepreneuriat.
Il a ajouté que le secteur bancaire et financier national est tenu de soutenir et de financer la nouvelle génération d'investisseurs et d'entrepreneurs, particulièrement les jeunes et les petites et moyennes entreprises (PME). Sa Majesté a également réitéré l'appel à accorder une attention particulière aux investissements et initiatives des membres de la communauté marocaine résidant à l'étranger.
Pour atteindre les objectifs escomptés, Sa Majesté le Roi a exhorté le gouvernement, en coopération avec les secteurs privé et bancaire, à traduire les engagements de chaque partie dans un « Pacte National pour l'Investissement », notant que ce pacte vise à mobiliser 550 milliards de dirhams d'investissements et à créer 500 000 emplois sur la période allant de 2022 à 2026.
Dans ce contexte, Sa Majesté le Roi a déclaré : « Nous misons aujourd'hui sur l'investissement productif comme levier essentiel pour relancer l'économie nationale et réaliser l'ancrage du Maroc dans les secteurs porteurs, car ils offrent des opportunités d'emploi aux jeunes et des sources de financement pour les différents programmes sociaux et de développement ».
Le Souverain a ajouté : « Nous attendons que la Charte Nationale de l'Investissement donne une impulsion tangible en termes d'attractivité du Maroc pour les investissements privés nationaux et étrangers. Ce qui nécessite de lever les obstacles qui empêchent encore l'investissement national de connaître un véritable essor, à tous les niveaux ».
Il a indiqué que « les Centres Régionaux d'Investissement sont appelés à superviser de manière globale le processus d'investissement, à toutes les étapes, et à accroître leur efficacité et la qualité de leurs services, dans l'accompagnement et l'encadrement des porteurs de projets, jusqu'à leur concrétisation ».
Il a poursuivi : « En contrepartie, ils doivent bénéficier du soutien nécessaire de la part de l'ensemble des intervenants, que ce soit au niveau central ou territorial ».
Le Souverain a relevé que « sur le plan du climat des affaires, les réformes structurelles que nous avons entreprises ont permis d'améliorer l'image et le positionnement du Maroc dans ce domaine ».
Toutefois, les résultats obtenus, a souligné Sa Majesté le Roi, requièrent davantage d'efforts pour libérer toutes les énergies et potentialités nationales, encourager l'initiative privée et attirer davantage d'investissements étrangers.
À cet égard, Sa Majesté le Roi a insisté, une fois de plus, sur la nécessité d'une mise en œuvre complète de la charte de déconcentration administrative, de la simplification et de la numérisation des procédures, de la facilitation de l'accès au foncier et aux énergies vertes, ainsi que de la fourniture d'un soutien financier aux porteurs de projets.
Pour renforcer la confiance des investisseurs dans notre pays en tant que destination pour l'investissement productif, Sa Majesté a appelé à « consolider les règles de la concurrence loyale et à activer les mécanismes d'arbitrage et de médiation pour le règlement des litiges dans ce domaine ».